GROUPE HABITER AUTREMENT Retour d’Elsa Bonal d’ATIC sur l’atelier “Habiter autrement” du 18/01/2010
Participants : Tristan Klein, Pierre Lévy, Cédric Lefebvre, Kim Panier, Elsa Bonal
Après quelques échanges, nous identifions deux orientations possibles que nous souhaitons articuler :
AXE 1 : La vulgarisation de savoirs techniques auprès de néophytes ; cette transmission porterait plutôt sur l’écoconstruction
AXE 2 : Une réflexion concrète et des partages d’expériences sur l’habitat collectif, dans une large acceptation : « un autre type de vivre ensemble » :
Comment construire du collectif ensemble (habitat collectif : HLM et autres)
Comment habiter individuellement en commun (Habitat groupé)
Nous explorons quelques supports qui permettraient d’approfondir ces deux axes et nous échangeons quelques ressources (ex. : Lucie Sauvet et l’école québecoise d’éducation socialement critique).
Nous savons que nous pouvons nous appuyer sur un réseau d’acteurs à même de transmettre leurs savoirs : réseau Habitat groupé, Arbats, Aera, etc.
Nous proposons un assortiment coordonné d’interventions :

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ATELIER Habiter et Constuire, sept 2009
Rapporteur : Cédric
« On ne veut pas refaire des stands avec des démonstrations d’éco construction comme il y en a plein dans la Fête du Soleil. Des gens qui fabriquent des panneaux solaires, des gens qui fabriquent des chaudières ceci-cela, il ya ce qu’il faut… C’est des grosses structures déjà bien présentes. Il y a déjà l’ADEME, les eco-pôles énergies, tous les réseaux espaces energies. Pour ce qui est diffuser du savoir et des informations la-dessus, il y a tout ce qu’il faut.
Par contre, ce qu’il n’y a pas, c’est le côté ‘’alternatif ‘’ et notamment deux thèmes autour de l’Auto construction et l’habitat collectif.
D’abord par auto construction on l’entend peut-être moins dans le sens des babas-cools des années 70 et des réseaux Castors, mais dans le sens comment les gens qui sont écrasés par les traites de leur loyer à la fin du mois peuvent faire des choses dans leur logement pour alléger le coût de leur habitat.
Et puis, l’autre entrée, c’est tout ce qui touche à l’habitat collectif. Mais moins sur les projets d’habitats groupés de gens qui peuvent investir 100 à 150 Keuros, mais plus sur des structures d’habitat collectif en liens avec des structures de type HLM qui peuvent permettre l’accession à la propriété de gens au RMI comme cela existe à Toulouse où ailleurs.
Et donc, on s’est imaginé qu’on n’allait pas faire des stands sur la place du marché à Aubagne, mais qu’on allait trouver un quartier dit ‘’sensible‘’ à Aubagne et qu’on allait y installer un quartier général où on pourrait mêler plusieurs choses à la fois pratiques et à la fois de l’ordre de la sensibilisation, débats expo. Par exemple, pourquoi ne pas construire une structure en bois qui resterait ensuite sur place, en faisant intervenir les gens qui savent faire cela ? Pourquoi pas faire du théâtre forum afin de débloquer des situations , sachant que quand c’est bloqué, tout le monde a raison quand on écoute les argumentaires de chacun. Les gens ont raison de ne pas payer les impayés, les bailleurs ont raison de ne pas rénover les logements et de laisser pourrir, etc.
Après, faire des ateliers sur des trucs expérimentaux , la bidouille … c’est un peu ce qu’on entendait par auto-construction. Par exemple les gens qui sont en barres HLM on ne va pas leur expliquer comment faire un chauffe-eau solaire, car on ne voit pas trop comment ils seront posés sur le balcon. Par contre il y a plein de trucs à faire comme fabriquer ses produits ménagers par soi-même ce qui revient 10 fois moins cher que chez Lidl - et trouver d’autres ateliers … Et puis impliquer des gens qui travaillent autour de l’auto production, l’autoréhabilitaion des logements, type compagnons batisseurs, padess et compagnie ; faire venir évidemment les éco-pôles Energie car ils ont plein d’ateliers pratiques et pédagogiques pour expliquer plein de trucs. Faire venir des associtions (NDLR :vérifier le nom cité) qui travaillent sur des techniques d’auto construction afin d’économiser les énergies. Des gens comme les Arbats par exemple. Les régies de quartiers, etc.
En terme opérationnel, on peut faire un inventaire de tous les gens et les ressouces auxquelles on penserait pour venir faires des choses avec nous pendant ces 6 jours là. Varier les menus entre des choses très concrètes et pratiques et des choses réfléchies. On s’est dit qu’on organiserait une grande réunion débat en invitant bailleurs sociaux, collectivités, élus et techniciens, et associations de quartier, et faire venir par exemple l’expérience de Toulouse témoignant de la possibilité de créer des habitats collectifs écologiques accessibles à des gens qui n’ont pas de revenu. On s’est dit qu’on allait faire l’inventaire de toutes ces ressources et acteurs et qu’après on allait venir organiser une réunion ici en invitant la Communauté d’Agglo et des associations de quartier qui travaillent avec le quartier où l’on va aller. Et avec tout ce monde là, on essaierait de bâtir le programme en mixant des ressources qui viennent de l’extérieur et des ressources qui sont déjà sur place. »
